La Floride, paradis des Harley, hélas…

En Floride, les Harley-Davidson sont omniprésentes. Si vous aviez besoin de vérifier que la marque américaine est ultra-dominante sur son marché domestique, eh bien il suffit de se rendre à n’importe quelle réunion organisée pour que cela vous saute aux yeux !

Comme chaque année, je me suis rendu à « Thunder by the Bay« , une réunion annuelle qui se tient à Sarasota et qui fait office de « mini bike week » pour les locaux. Les années précédentes, j’aimais bien allé voir l’exposition des machines « vintages » mais je constatais qu’il y avait de moins en moins de diversité année après année. En 2017, c’était pire que jamais : pratiquement que des HD partout, parking, expo, partout quoi…

En furetant tout de même un peu, je suis tombé sur un exposant qui avait amené deux machines intéressantes (surtout une en fait) : une CB550 et une 250 Elsinore…

La 250 Elsinore dans un état vraiment concours !

Une CB550 « super four », un modèle qui n’a pas été diffusé en France, à ma connaissance…

C’est surtout la 250 Elsinore qui est intéressante car il s’agit du tout premier deux-temps commercialisé par Honda…

Des vidéos « façon Antti » pour la moto

Mon fils Val vient de réaliser quelques vidéos tout à fait remarquables sur l’ambiance et l’histoire du MotoGP (OK, il y a aussi un peu de Superbikes de temps en temps aussi). Il a su capter le style des formidables vidéos d’Antti, ce jeune Finlandais qui nous propose des créations uniques sur le sport-auto… Manquait l’équivalent pour la moto, c’est fait !

Je vous laisse apprécier :

Même si vous n’êtes pas n’êtes pas trop passionnés par les Grands Prix, vous ne pourrez résister à l’attrait de ces images très bien servies par des musiques bien choisies.

Travail sur la Z1000, il y a toujours quelque chose à faire !

Sur ma Z1000, il y a toujours quelque chose à faire !
Tout d’abord, il a fallu remplacer le pneu avant qui était vieux et bien fatigué…

Dans l’atelier de Weston, la Z1000 attend sa roue avec un pneu tout neuf !

Ensuite, je me suis aperçu qu’il manquait un élément à la suite du filtre à air. En effet, je suis en train de creuser pour identifier d’où vient l’odeur d’essence persistante après une sortie (ça empeste dans mon garage du coup…). Et c’est en étudiant les schémas techniques que j’ai réalisé que le filtre à air était complété par un « silencieux »… Or, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, point de silencieux derrière l’ouverture béante !

Derrière la boite du filtre à air qu’on voit bien à gauche sous la selle, il devrait y avoir une autre boite, juste au-dessus de la batterie…

Je me suis donc mis à la recherche de cet élément (qui, évidemment, n’est plus fabriqué par KHI…) et, une fois correctement identifié (ce qui n’est pas si évident, je vous laisse imaginer le type de recherche à faire), je l’ai trouvé et commandé sur Ebay (pour $115).

Le « silencieux » m’est arrivé bien emballé mais bien sale aussi… Avant de le monter, bien le nettoyer !

On voit bien sur cette image qu’il s’agit d’une pièce « d’origine » qui montre son âge aussi… Plus tout à fait neuf le silencieux !

Une fois nettoyé, je l’ai mis en place mais ça n’a pas résolu le problème d’odeur ni fait de différence en matière de bruit d’ailleurs !
Mais, à la vérité, j’espérais bien que le bruit resterait le même : j’aime les rugissements de ma Z1000 !

Le silencieux à sa place connecté au boitier de filtre à air… Un pas de plus dans la remise au standard d’époque !

Allons, finissons l’année sur une note positive !

Tout d’abord, je suis en train de travailler sur une seconde édition de mon livre « Freedom Machine » qui va être considérablement enrichie : 360 pages au lieu de 240 !

Me voilà justement en train de travailler sur la nouvelle édition : il reste encore du travail mais c’est pour bientôt !

Ensuite, une petite vidéo positive pour vous souhaiter une bonne nouvelle année et vous inciter à sourire plus. Notre monde peut-être sombre mais il a aussi une face brillante !

Un petit tour sur la BSA A65 de 1966 !

Finalement, j’ai pu essayer la BSA de Jared aujourd’hui.

Après mon essai de la BSA, dans le garage de Jared. Et, rassurez-vous, je porte toujours un casque en roulant (on peut le voir, à l'arrière plan, sur le carton).

Après mon essai de la BSA, dans le garage de Jared. Et, rassurez-vous, je porte toujours un casque en roulant (on peut le voir, à l’arrière-plan, sur le carton).

Tout d’abord, l’ami de Jared était là pour m’expliquer comment démarrer le moteur au kick : en premier, noyer le carburateur en le titillant (eh ouais, c’est le terme), quand l’essence vous coule sur les doigts, c’est que c’est bon (car il n’y a pas de starter sur ce carbu Amal…) !

Ensuite, descendre le kick jusqu’à trouver le point-mort-haut et là, donner le coup de jarret qui va bien. Surprise, en appliquant la procédure à la lettre, j’y suis arrivé du premier coup et là, tout de suite, on tombe sous le charme du bruit du moteur qui se fait entendre avec un son régulier. Nouvelles explications sur le maniement de la boite. Le sélecteur se trouve à droite, mais l’étagement est le même que sur une Japonaise : première en bas, les autres en haut.

Bien sûr, le fait d’avoir le sélecteur à droite est une source d’appréhensions, voire d’inquiétudes quand c’est vraiment la première fois que vous êtes confrontés à une moto qui vous impose cette disposition des commandes… Mais, en fait, comme souvent, on s’inquiète pour rien, car cela ne pose pas de difficultés majeures.

Je sors du garage avec prudence et j’ouvre franchement une fois sur la route : le bruit est vraiment magique, rien à dire. En fait, le bruit est tout à fait dans le même ton que la Bonneville de Jean-François essayée dernièrement. En revanche, j’ai eu  un peu l’impression que la BSA poussait moins fort que la Bonnie… Mais la réponse à la poignée est tout de même franche et virile : le vertical twin est bien là !

Le gros point noir de cette machine, ce sont les freins : le frein arrière répond correctement mais alors, le frein avant, faut vraiment pas trop lui en demander, hein… Les rétros ne servent à rien, brouillés qu’ils sont par les vibrations (pourtant pas gênantes par ailleurs). La forme du guidon est tout à fait ridicule quand on la regarde à l’arrêt mais la position de conduite est bonne, bien droite, à l’anglaise. La machine est maniable car très légère (ma Kawa est une vraie enclume à côté !). Je n’ai pas pu rouler longtemps mais c’était tout de même intéressant de pouvoir faire plus ample connaissance avec cette BSA d’un autre temps. C’est dans les détails qu’on voit qu’elle vient tout de même d’une autre époque : pas de voyant de point par exemple, rien. Quand on met le contact (la clé est sous le phrare… encore un détail absurde), rien n’indique qu’il est mis : aucun voyant ne s’allume au tableau de bord. Pas de clignotant non plus. En fait, c’est une machine qui était destinée à ceux qui savaient ce qu’ils faisaient : si tu n’es pas capable de la démarrer au kick, passe ton chemin. Si tu as besoin d’un voyant vert pour savoir que tu es au point mort, passe ton chemin et ainsi de suite…

Une autre époque. Quand on supposait naturellement que les hommes étaient bien des hommes… ça semble bien loin désormais !

Découverte inattendue : une BSA 650 Lightning de 1966 !

Je regarde souvent sur Craiglist (c’est un peu l’équivalent du « Bon coin » aux USA mais en bien plus gros !) et, hier, je tombe sur ça => http://sarasota.craigslist.org/mcy/5873150234.html

Je suis allé voir le type (c’est tout près de chez moi) et j’ai pu prendre sa superbe BSA en photo :

BSA A65 de 1966

BSA A65 de 1966

Le propriétaire en demande $6500 mais ça me parait justifié, tellement l’état général de la moto est vraiment impec (et c’est encore mieux en vrai, croyez-moi !).

Mais on peut aussi tomber sur ça => http://sarasota.craigslist.org/mcy/5871152168.html

Le type n’hésite pas à demander $4800 pour une machine qui est franchement moche et où le travail à faire est considérable !